- L’essentiel en bref
- 1. Pourquoi l’action Ubisoft a-t-elle chuté de 30 % le 22 janvier 2026 ?
- 2. Présentation d’Ubisoft : métier et modèle économique
- 3. Analyse de la valorisation : Ubisoft est-elle une « value trap » ?
- 4. Gouvernance et scénarios M&A : le rôle du fonds AJ Investments
- 5. Les risques à surveiller
- 6. Guide pratique pour investir sur Ubisoft
- 7. Questions fréquentes (FAQ)
- 8. Synthèse de l’analyse
et perspectives 2027 après la restructuration de janvier 2026
L’essentiel en bref
Le 21 janvier 2026, Ubisoft Entertainment SA (Euronext: UBI, ISIN: FR0000054470) a émis un avertissement sur résultats majeur, anticipant une perte opérationnelle d’environ 1 milliard d’euros pour l’exercice fiscal 2025-2026. Cette annonce, couplée à l’annulation du remake de Prince of Persia : Les Sables du Temps et à une restructuration en cinq « maisons de création », a provoqué une correction de 30 % du titre, ramenant sa capitalisation à environ 600 millions d’euros.
- Correction boursière : -30 % le 22 janvier 2026, capitalisation ramenée à ~600 M€
- Perte opérationnelle attendue : ~1 milliard d’euros (incluant 650 M€ de dépréciations d’actifs)
- Annulations : 6 jeux dont Prince of Persia : Les Sables du Temps, 7 jeux reportés
- Restructuration : Réorganisation en 5 « maisons de création » autonomes
- Risque de liquidité : Échéance obligataire de 675 M€ en novembre 2027, FCF attendu entre -400 et -500 M€
- Pression actionnariale : Le fonds activiste AJ Investments réclame la vente de la société ou le départ du CEO
- Partenariat Tencent : Apport de 1,16 Md€ finalisé en novembre 2025 via Vantage Studios

1. Pourquoi l’action Ubisoft a-t-elle chuté de 30 % le 22 janvier 2026 ?
La séance du 22 janvier 2026 constitue l’une des plus sévères corrections de l’histoire boursière d’Ubisoft. La perte de 30 % de la valeur du titre en une journée reflète une perte de confiance majeure des investisseurs envers la capacité du management à atteindre ses objectifs financiers.
1.1. Le contenu de l’avertissement sur résultats
Le communiqué publié après-bourse le 21 janvier 2026 a révisé drastiquement les prévisions du groupe. Les net bookings (réservations nettes) sont désormais attendus à 1,5 milliard d’euros, contre 1,85 milliard précédemment, soit une révision à la baisse de 19 %. Le résultat opérationnel, initialement prévu « proche de l’équilibre », plonge vers une perte d’environ 1 milliard d’euros. Cette dégradation inclut une dépréciation accélérée de 650 millions d’euros liée à l’arrêt de projets en développement.
| Indicateur | Objectif initial | Nouvelle prévision | Variation |
| Net Bookings 2025-26 | ~1,85 Md€ (stable) | ~1,5 Md€ | -19 % |
| Résultat opérationnel | Proche de l’équilibre | ~-1 Md€ | N/A |
| Dont dépréciations | N/A | ~650 M€ | N/A |
| Free Cash Flow | Négatif | -400 à -500 M€ | Dégradation |
| Trésorerie fin exercice | ~1,5 Md€ | 1,25 à 1,35 Md€ | -150 à -250 M€ |
Source : Donnée compilée du Communiqué de presse Ubisoft du 21 janvier 2026, Zonebourse, Tradingsat
1.2. Les projets annulés et reportés
L’annulation de six jeux en développement, dont le remake de Prince of Persia : Les Sables du Temps, constitue un aveu d’échec stratégique. Ce projet, initialement annoncé pour 2021, a connu un développement chaotique, transféré des studios de Pune et Mumbai vers Montréal, sans jamais atteindre les standards de qualité requis. En parallèle, sept autres titres bénéficieront de « temps de développement supplémentaire », traduisant de fait des reports sine die.
1.3. La restructuration en cinq « maisons de création »
Pour remédier aux dysfonctionnements opérationnels identifiés, la direction a annoncé une réorganisation complète en cinq entités autonomes, chacune spécialisée par genre de jeu et disposant d’une responsabilité financière propre. Cette structure vise à réduire les silos bureaucratiques et à accélérer les prises de décision.
| Maison de création | Franchises principales | Objectif stratégique |
| Vantage Studios | Assassin’s Creed, Far Cry, Rainbow Six | Maximiser le PRI sur les franchises phares |
| Shooters compétitifs | The Division, Ghost Recon | Maintenir l’engagement eSport et récurrent |
| Expériences immersives | Prince of Persia, Rayman | Rationaliser les coûts des jeux de niche |
| Jeux grand public | Just Dance, Riders Republic | Sécuriser le cash-flow récurrent |
| Mobile & Partenariats | Rainbow Six Mobile, The Division Resurgence | Exploiter le partenariat Tencent en Asie |
Source : Communiqué Ubisoft ; analyse BFM Bourse
Cette transformation s’accompagne d’un nouveau plan d’économies de 200 millions d’euros sur deux ans, venant s’ajouter aux réductions déjà réalisées (plus de 3 000 postes supprimés depuis 2022). Le groupe n’exclut pas de futures cessions d’actifs pour renforcer sa structure financière.
2. Présentation d’Ubisoft : métier et modèle économique
Ubisoft Entertainment SA est un éditeur-développeur de jeux vidéo intégré verticalement, ce qui signifie qu’il conçoit, produit et commercialise ses propres titres. Fondé en 1986 dans le Morbihan par les cinq frères Guillemot, le groupe s’est hissé au rang de troisième plus grand éditeur occidental, avant de connaître une série de difficultés opérationnelles depuis 2020.
| Segment | Part du CA | Évolution tendancielle |
| Ventes digitales (téléchargements, in-app) | 86,9 % | En croissance structurelle |
| Ventes physiques (retail) | 7,9 % | En déclin continu |
| Services (maintenance, DLC) | 3,6 % | Stable |
| Licences (IP) | 1,6 % | Potentiel sous-exploité |
Source : Zonebourse, fiche société Ubisoft (données exercice 2023-2024)
La répartition géographique témoigne de la dimension internationale du groupe : Amérique du Nord (46 %), Europe (32 %), reste du monde (22 %). Cette diversification constitue un atout, mais expose le groupe aux fluctuations du dollar américain et à la concurrence mondiale.
3. Analyse de la valorisation : Ubisoft est-elle une « value trap » ?
Avec une capitalisation boursière d’environ 600 millions d’euros pour un chiffre d’affaires de 1,5 milliard d’euros, Ubisoft affiche un ratio Price/Sales (P/S) inférieur à 0,4x. Cette décote apparente par rapport aux pairs sectoriels (moyenne > 7x) intègre toutefois un risque existentiel réel lié à la rentabilité négative et au mur de la dette.
3.1. Comparaison des ratios de valorisation avec les pairs
| Métrique | Ubisoft (UBI) | Take-Two (TTWO) | CD Projekt (CDR) | Capcom | Moyenne sect. |
| Capitalisation | ~0,6 Md€ | ~44 Md$ | ~7 Md€ | ~15 Md$ | – |
| CA estimé 2026 | ~1,5 Md€ | ~5,4 Md$ | ~0,9 Md€ | ~1,2 Md$ | – |
| Ratio P/S | 0,40x | 8,1x | 7,7x | 12,5x | ~7,5x |
| Marge opérationnelle | Négative | > 15 % | > 25 % | > 30 % | > 20 % |
| Dette nette / EBITDA | > 5x (est.) | < 2x | Cash net | < 1x | < 2x |
| PER 2026 (est.) | N/A (pertes) | ~35x | ~25x | ~22x | ~28x |
Source : Yahoo Finance, Investing.com, Zonebourse
L’écart de valorisation considérable (décote de plus de 90 % par rapport à la moyenne sectorielle en P/S) s’explique par trois facteurs que les algorithmes de valorisation identifient comme des signaux d’alerte majeurs :
- L’absence de rentabilité : contrairement à Capcom ou Take-Two, Ubisoft consomme du cash au lieu d’en générer.
- Le levier financier excessif : le ratio Dette nette/EBITDA dépasse 5x, contre moins de 2x pour les pairs rentables.
- Le risque d’exécution : la sortie de GTA VI par Take-Two en mai 2026 risque d’absorber une part significative des budgets des joueurs.
3.2. Le risque de liquidité : l’échéance obligataire de novembre 2027
Le point le plus critique de l’analyse fondamentale réside dans la solvabilité à moyen terme. Ubisoft doit rembourser une obligation de 675 millions d’euros arrivant à échéance en novembre 2027. Avec un flux de trésorerie disponible attendu entre -400 et -500 millions d’euros sur l’exercice en cours, le groupe consomme ses réserves de liquidités.
L’investissement de 1,16 milliard d’euros réalisé par Tencent en novembre 2025, via la structure Guillemot Brothers Ltd et la filiale Vantage Studios, offre un répit. Toutefois, ces fonds ne sont pas intégralement disponibles pour le remboursement de la dette corporate d’Ubisoft SA. Le marché intègre donc un risque croissant d’augmentation de capital dilutive ou de restructuration de dette (debt-for-equity swap) si la rentabilité ne revient pas dès 2026-2027.
3.3. Historique financier
| Exercice | CA (M€) | Résultat net (M€) | Net Bookings (M€) | Marge op. | Effectifs |
| 2019-2020 | 2 224 | +105 | 2 028 | +4,7 % | 18 045 |
| 2020-2021 | 2 125 | +80 | 2 241 | +3,7 % | 19 875 |
| 2021-2022 | 1 814 | -495 | 2 129 | -27,3 % | 20 665 |
| 2022-2023 | 2 301 | +158 | 2 052 | +6,9 % | 19 011 |
| 2023-2024 | 1 899 | -159 | 1 846 | -8,4 % | 17 782 |
| 2024-2025 (e) | ~1 500 | ~-1 000 | ~1 500 | N/A | ~17 000 |
Source : Rapports annuels Ubisoft 2020-2025 ; ABC Bourse; communiqué 21/01/2026 pour estimations
3.4. Consensus des analystes
| Bureau d’études | Recommandation | Objectif de cours | Commentaire |
| BMO Capital Markets | Surperformance | 10 € (vs 14 €) | Potentiel de rebond si exécution |
| Kepler Cheuvreux | Alléger | 5 € (vs 7 €) | Visibilité insuffisante |
| Oddo BHF | Sous-performance | 5 € | « Big reset », 3 ans minimum |
| TP ICAP Midcap | Vente | N/C | Structure financière fragilisée |
| Consensus (14 analystes) | Neutre | ~9,17 € (avant) | Fort ajustement attendu |
Source : Zonebourse, avis d’analystes 21/01/2026 ; Investing.com consensus
4. Gouvernance et scénarios M&A : le rôle du fonds AJ Investments
La dimension gouvernance, souvent sous-estimée dans les analyses purement comptables, constitue un facteur déterminant de la trajectoire boursière d’Ubisoft. La correction du titre a amplifié la pression exercée par l’activisme actionnarial, créant une dynamique spéculative qui transcende les seuls fondamentaux.
4.1. La campagne du fonds AJ Investments
Le fonds spéculatif AJ Investments, basé en Slovaquie, mène une campagne publique contre la direction actuelle d’Ubisoft. Dans une lettre ouverte adressée au conseil d’administration et aux principaux actionnaires (dont Tencent), le fonds a formulé des demandes explicites :
- La vente d’Ubisoft à un tiers stratégique ou à une société de Private Equity ;
- Le départ du CEO Yves Guillemot, jugé responsable de la destruction de valeur actionnariale ;
- Une réduction des coûts plus agressive que celle annoncée par le management.
Bien que détenant une participation minoritaire (estimée à moins de 1 %), AJ Investments affirme disposer du soutien d’environ 10 % des actionnaires pour engager une bataille de procuration (proxy fight). Cette agitation crée un plancher spéculatif pour le titre : certains investisseurs achètent non pas pour les fondamentaux, mais pour la probabilité d’une offre publique d’achat (OPA).
4.2. La position de Tencent : partenaire ou acquéreur potentiel ?
Tencent occupe une position stratégique complexe. Actionnaire majeur via la holding Guillemot Brothers Ltd et désormais détenteur de 26,32 % de Vantage Studios (valorisée 3,8 milliards d’euros), le géant chinois pourrait théoriquement privatiser Ubisoft. Cependant, plusieurs facteurs limitent cette hypothèse :
- Les contraintes réglementaires européennes sur les investissements étrangers stratégiques ;
- La volonté affichée d’indépendance de la famille Guillemot ;
- La préférence stratégique de Tencent pour sécuriser les droits sur mobile (Rainbow Six Mobile) plutôt que gérer des studios de production occidentaux.
5. Les risques à surveiller
| Risque | Probabilité | Impact | Facteurs déclencheurs |
| Non-atteinte des objectifs révisés | Élevée | Fort | Échec des sorties 2026-2027 |
| Difficultés de refinancement 2027 | Modérée | Fort | FCF négatif, notation dégradée |
| Augmentation de capital dilutive | Modérée | Fort | Impossibilité de refinancer la dette |
| Départ de talents clés | Élevée | Modéré | Climat social, restructurations |
| OPA hostile ou vente forcée | Faible | Variable | Pression AJ Investments, cours bas |
Source : Analyse de l’auteur basée sur : BFM Bourse ; Barclays (track record prévisions) ; communiqué Ubisoft
6. Guide pratique pour investir sur Ubisoft
| Information | Détail |
| Ticker | UBI (Euronext Paris) |
| Code ISIN | FR0000054470 |
| Place de cotation | Euronext Paris |
| Indice | SBF 120, CAC Mid 60 |
| Éligibilité PEA | Oui (siège social en France) |
| Dividende | Aucun (suspendu depuis plusieurs exercices) |
| Capitalisation (22/01/2026) | ~600 M€ (post-correction) |
| Cours le 22/01/2026 | ~4,60 € (en séance, -30 %) |
Source : Boursorama, Bourse Direct, Investing.com
| Courtier | PEA disponible | Frais indicatifs (Euronext Paris) |
|---|---|---|
| Interactive Brokers | Oui | ~0,05 % (min. 1,25 €) |
| Fortuneo | Oui | 0 € (1er ordre ≤500 €/mois), sinon 0,35 % |
| BoursoBank | Oui | 1,99 € (≤500 €), sinon 0,50 % |
| Trade Republic | Oui | 1 € par ordre |
Alternative : ETF sectoriel jeux vidéo
Pour les investisseurs souhaitant s’exposer au secteur du jeu vidéo sans concentrer le risque sur Ubisoft, le VanEck Video Gaming and eSports UCITS ETF (ISIN : IE00BYWQWR46) constitue une alternative. Cet ETF (frais : 0,55 %/an) investit dans 25 sociétés mondiales incluant Nvidia, Tencent, Nintendo et Take-Two.
Attention : Si l’action est éligible au PEA l’ETF ne l’est pas.
7. Questions fréquentes (FAQ)
Faut-il acheter l’action Ubisoft après la chute de 30 % ?
Avis : Prudence / Position spéculative uniquement. À court terme, le titre est techniquement survendu, ce qui peut entraîner des rebonds techniques. Cependant, sur le plan fondamental, Ubisoft présente les caractéristiques d’un « couteau qui tombe ». Tant que la visibilité sur le pipeline 2026-2027 n’est pas rétablie et que le flux de trésorerie reste négatif, le risque de baisse vers 3 € ou de dilution massive persiste. L’achat à ces niveaux constitue un pari sur une opération de fusion-acquisition (M&A), non un investissement de croissance.
Ubisoft risque-t-elle la faillite ?
Le risque de défaut immédiat est faible grâce aux liquidités apportées par Tencent (trésorerie attendue entre 1,25 et 1,35 milliard d’euros à fin mars 2026). Cependant, le risque de restructuration financière à horizon 18-24 mois est élevé. Si le groupe ne parvient pas à refinancer son obligation de novembre 2027 (675 M€) dans des conditions acceptables, il devra envisager des cessions d’actifs majeurs ou une recapitalisation d’urgence.
Quels sont les prochains catalyseurs à surveiller ?
- Mai 2026 : Publication des résultats annuels et des prévisions (guidance) pour 2026-2027.
- Q4 2026 : Performance commerciale des prochains titres Assassin’s Creed.
- Assemblées générales : Toute motion déposée par AJ Investments pourrait accroître la volatilité.
Quel est le rôle d’AJ Investments dans le dossier Ubisoft ?
AJ Investments est un fonds activiste qui mène une campagne publique contre la direction d’Ubisoft. Le fonds réclame la vente de la société ou le départ du CEO Yves Guillemot. Bien que minoritaire, il affirme avoir le soutien de 10 % des actionnaires pour une bataille de procuration. Cette pression crée une prime spéculative sur le titre, indépendamment des fondamentaux.
L’action Ubisoft est-elle éligible au PEA ?
Oui. Ubisoft Entertainment SA ayant son siège social en France (Saint-Mandé, Val-de-Marne), le titre est pleinement éligible au Plan d’Épargne en Actions (PEA). Cette enveloppe fiscale permet de bénéficier d’une exonération d’impôt sur les plus-values après cinq ans de détention (hors prélèvements sociaux).
8. Synthèse de l’analyse
Points forts
- Portefeuille de franchises à forte notoriété mondiale (Assassin’s Creed, Far Cry, Rainbow Six)
- Partenariat stratégique avec Tencent apportant 1,16 milliard d’euros de liquidités
- Valorisation historiquement basse (P/S < 0,4x) offrant un potentiel de rebond en cas de retournement
- Éligibilité PEA pour optimiser la fiscalité sur le long terme
- Prime spéculative liée aux rumeurs de M&A (pression AJ Investments)
Points de vigilance
- Track record défavorable : objectifs manqués 5 fois sur 6 en six ans (source : Barclays)
- Mur de la dette : échéance obligataire de 675 M€ en novembre 2027
- Flux de trésorerie négatif : FCF attendu entre -400 et -500 M€ sur l’exercice
- Horizon de redressement estimé à trois ans minimum (source : Oddo BHF)
- Risque de dilution actionnariale en cas de recapitalisation d’urgence
Ubisoft incarne le dilemme classique de l’investisseur « value » : la décote de valorisation reflète-t-elle une opportunité contrariante sur un portefeuille d’actifs sous-évalué, ou un piège de valeur (value trap) dont les fondamentaux continuent de se dégrader ? La réponse dépendra de la capacité du management à exécuter le plan de transformation annoncé, capacité sur laquelle l’historique récent invite à la plus grande prudence. Pour l’investisseur patient et conscient des risques, une position modeste via le PEA, complétée d’une diversification sectorielle via ETF, pourrait constituer une approche équilibrée.
Avertissement : Cet article ne constitue pas une recommandation d’investissement personnalisée. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

