Amplegest Pricing Power recherche des entreprises capables de relever leurs prix sans perdre une part excessive de leurs clients. Cette capacité peut reposer sur une marque, une technologie, un savoir-faire ou une position difficile à reproduire. La fiche analyse la part AC, ISIN FR0010375600, capitalisante et éligible au PEA.
Amplegest Pricing Power : le pouvoir de prix à l’épreuve des comptes
Une entreprise ne possède pas un pouvoir de fixation des prix simplement parce qu’elle évolue dans un secteur attractif. Il faut regarder les volumes, les marges, les parts de marché et le rendement des capitaux investis. Une hausse tarifaire accompagnée d’une chute durable des ventes raconte une autre histoire qu’une hausse absorbée par les clients.
Gilles Constantini, Maxime Durand et Clément Alberto sélectionnent principalement des entreprises européennes de moyenne et grande capitalisation. Le portefeuille compte généralement une trentaine de convictions. La qualité recherchée ne dispense pas de s’intéresser au prix d’achat : un excellent modèle économique peut produire un rendement médiocre lorsque les attentes initiales sont trop élevées.
Le pouvoir de prix dépend de ce que le client peut remplacer
Une hausse tarifaire peut être acceptée lorsqu’un produit représente une petite part du budget du client tout en remplissant une fonction importante. Elle peut aussi tenir à une technologie rare, à une marque ou aux difficultés de changer de fournisseur. Les causes sont différentes, et leur solidité doit être examinée dans chaque entreprise. Le terme pricing power n’est pas une propriété uniforme que l’on attribue à tout un secteur.
Le pouvoir de prix peut s’éroder. Les clients peuvent chercher des alternatives, un concurrent peut améliorer son offre ou une réglementation peut modifier les conditions de marché. Le suivi doit donc rapprocher les prix, les volumes et les parts de marché. Une marge maintenue pendant un trimestre peut venir d’un décalage temporaire des coûts ; elle ne suffit pas à démontrer une capacité durable.
La trésorerie apporte un autre contrôle. Une activité peut préserver sa marge comptable tout en réclamant davantage de stocks ou d’investissements. Le rendement du capital permet d’examiner ce qui reste après les ressources mobilisées. Cette lecture évite d’assimiler la seule hausse des prix à une création de valeur pour les actionnaires.
La qualité reconnue peut devenir un risque de valorisation
Les entreprises qui disposent d’avantages concurrentiels attirent souvent de nombreux investisseurs. Leur cours peut intégrer une croissance importante et une bonne résistance des profits. Si le développement devient moins rapide ou si les taux modifient le prix attribué aux résultats futurs, la valeur boursière peut baisser malgré une activité encore solide.
Le bilan de Pricing Power AC montre l’importance de cette distinction. Le concept de sélection est cohérent, tandis que les résultats sur plusieurs horizons restent derrière la référence. Il faut alors regarder comment les entreprises ont évolué, ce que le marché en attendait et le prix auquel le fonds les détenait. La pertinence d’un thème ne valide pas automatiquement l’exécution de la gestion.
Le portefeuille d’Amplegest Pricing Power : concentration et expositions communes
Au 31 août 2026, ASML représente 9,2 % du portefeuille. SAP, Schneider Electric, Iberdrola et Safran suivent. Les dix premières pondérations arrondies totalisent 50,9 %. Cette concentration peut amplifier le bénéfice des bons choix, mais aussi les conséquences d’une déception sur quelques entreprises.
Le reporting de septembre décrit une réintroduction de D’Ieteren et une réduction de l’exposition au luxe à 3,8 %. ASML est allégé à l’approche de la limite de 10 % d’une ligne. Ces mouvements rappellent que la photographie d’août n’est pas celle de septembre. Le snapshot sépare explicitement les dates de composition, de valorisation et de performance.
La concentration rend les limites de position concrètes
Le poids de 9,2 % d’ASML à fin août et les 50,9 % cumulés des dix premières lignes illustrent le rôle des grandes convictions. Le commentaire de septembre mentionne un allégement à l’approche de la limite de 10 %. Cette information permet de comprendre qu’une hausse d’un titre peut modifier la construction du portefeuille, même lorsque l’analyse de l’entreprise reste favorable.
La réduction du luxe et la réintroduction de D’Ieteren montrent également que le portefeuille évolue. Il faut conserver les dates : une photographie d’août et un commentaire de septembre ne décrivent pas exactement le même état des positions. Un commentaire peut documenter une opération sans fournir toutes les pondérations finales. Le snapshot rend ces frontières visibles.
Les thèmes communs peuvent créer des doublons dans le PEA
ASML, SAP, Schneider Electric, Iberdrola et Safran appartiennent à des métiers différents. Plusieurs peuvent néanmoins dépendre de l’investissement, de la technologie ou des infrastructures. Le portefeuille doit être rapproché des autres fonds détenus. Une allocation déjà riche en sociétés européennes de qualité peut retrouver certaines lignes et certains facteurs.
La diversification ne se mesure donc pas seulement au nombre de fonds. Le contrôle des principales entreprises et des secteurs aide à comprendre le risque ajouté. Une exposition internationale par les revenus des sociétés peut élargir les moteurs économiques, tout en conservant une concentration de valorisation sur des titres populaires.
Les performances d’Amplegest Pricing Power AC face à la référence
Au 6 octobre 2026, la part AC affiche 22,2 % cumulés sur trois ans, 2,1 % sur cinq ans et 49,4 % sur dix ans. La référence historique progresse respectivement de 63,7 %, 71,8 % et 156,9 %. Amplegest publie un rendement annualisé de 0,4 % sur cinq ans et 4,1 % sur dix ans pour cette part.
La référence actuelle est le Bloomberg Eurozone Developed Market Large & Mid Cap Net Return, depuis le 2 mai 2023. L’historique raccorde plusieurs indices antérieurs, dont le Stoxx Europe 600 et l’Euro Stoxx. Les écarts anciens ne doivent donc pas être attribués à un seul indice inchangé. Les performances sont nettes des frais du fonds.
La part AC fournit le cadre exact de comparaison
L’ISIN FR0010375600 identifie la part étudiée. Les performances de la part IC ne peuvent pas la remplacer, puisque les frais peuvent différer. Les droits d’entrée maximum ne décrivent pas nécessairement le tarif du courtier. Le résultat publié est net des frais prélevés dans le fonds ; les coûts liés à l’intermédiaire demandent une lecture séparée.
Le changement de référence en mai 2023 ajoute une autre frontière. L’historique publié raccorde plusieurs indices. Il faut comparer des dates communes et préciser cette méthode lorsqu’on analyse trois, cinq ou dix ans. Le retard cumulé sur une période longue reste un élément matériel du bilan, même si une année particulière paraît plus favorable.
La page d’Amplegest explique les rapprochements et la diversité actuelle des métiers de la société. Pour Pricing Power, le suivi reste centré sur le pouvoir de prix effectivement observable, la valorisation, la concentration et le rendement de la bonne part. Ces critères permettent de passer d’une idée séduisante à une analyse d’investissement précise.
Les frais d’Amplegest Pricing Power AC
La page officielle de la part AC indique 2,08 % de frais de gestion et autres coûts administratifs ou d’exploitation. Une commission conditionnelle de 20 % TTC s’applique à la surperformance annuelle par rapport à la référence, selon les modalités du prospectus. Les droits d’entrée maximum sont de 3 % et les droits de sortie annoncés de 0 %.
Les frais et rendements de la part IC ne sont pas ceux de la part AC. L’ISIN doit être contrôlé avant toute comparaison ou souscription. Le risque SRI est de 4 sur 7 dans le reporting de septembre ; il ne mesure pas tous les risques de concentration ou de valorisation.
Notre avis sur Amplegest Pricing Power AC
L’angle de sélection est cohérent et permet de comprendre les entreprises retenues. Son intérêt pour un PEA dépend toutefois du résultat obtenu après frais. Le retard observé sur plusieurs horizons invite à examiner l’exécution de la stratégie et le prix payé pour la qualité, avec une référence comparable et un horizon d’au moins cinq ans.
Sources : page officielle de la part AC, performances au 6 octobre et portefeuille d’août 2026 et reporting de septembre 2026. Vérification le 8 octobre 2026.
Synthèse du commentaire de gestion
Le commentaire de septembre indique une réintroduction de D’Ieteren, liée notamment aux perspectives de Belron, et une réduction de l’exposition au luxe à 3,8 %. ASML a été allégé après s’être rapproché de la limite de 10 % d’une ligne. Ces mouvements sont distincts des pondérations d’août affichées ci-dessus.
Synthèse PEA.fr à partir du reporting Amplegest