Notre analyse

CPR Ambition France investit dans des entreprises françaises, principalement de petite et moyenne capitalisation, en les reliant à des thèmes économiques de long terme. Cette fiche porte sur la part P, ISIN FR0013532710, de capitalisation et éligible au PEA ainsi qu’au PEA-PME.

CPR Ambition France : les thèmes français sélectionnés par CPR AM

La stratégie s’intéresse notamment à la résilience économique, à la transition numérique et énergétique et à la cohésion des territoires. Ce cadre sert à constituer l’univers de sélection. Il ne garantit pas que les sociétés concernées créeront de la valeur pour leurs actionnaires : les marges, les besoins de financement et la valorisation restent déterminants.

Le tableau de composition du 31 juillet 2026 compte 57 émetteurs hors liquidités. La technologie représente 30,13 % de l’actif, l’industrie 23,43 % et la santé 17,20 %. Ces trois secteurs dominent donc le portefeuille. Genfit, Aubay, GL Events, Lumibird et la Compagnie des Alpes figurent parmi les principales positions.

La souveraineté et les transitions doivent produire des résultats

Une entreprise peut répondre à un besoin économique important sans créer un bon rendement pour ses actionnaires. La transition énergétique ou numérique peut ouvrir des marchés, mais aussi attirer des concurrents et demander beaucoup d’investissements. Le gérant doit examiner la capacité à convertir cette activité en bénéfices et en trésorerie.

La résilience dépend également du bilan et des clients. Une société liée à une politique d’investissement peut bénéficier de commandes tout en restant exposée à un changement de calendrier ou de financement. Le thème donne un terrain de recherche ; les comptes permettent d’en vérifier la traduction. La valorisation détermine ensuite ce que le prix d’achat laisse comme possibilité de rendement.

Les principales lignes rappellent la diversité des risques

Genfit, Aubay, GL Events, Lumibird et la Compagnie des Alpes répondent à des métiers différents. Une société de santé peut dépendre d’étapes réglementaires ou cliniques, une entreprise de services de l’investissement de ses clients, un groupe de loisirs du niveau d’activité et de ses coûts. Leur coexistence apporte plusieurs sources de résultats, sans rendre chaque dossier prévisible.

Le poids de la technologie, de l’industrie et de la santé concentre néanmoins une grande partie de la sélection. Il faut regarder comment ces expositions s’ajoutent aux autres fonds français détenus. Les 57 émetteurs répartissent le portefeuille, mais les sensibilités communes peuvent subsister. Le nombre de lignes ne suffit pas à évaluer la diversification.

L’exposition autorisée jusqu’à 110 % ne protège pas le capital

Le plafond d’exposition actions prévu dans le DIC représente une latitude économique qui peut dépasser l’actif. Il ne signifie pas que le portefeuille atteint constamment ce niveau. Il doit être distingué du nombre d’actions détenues et de la photographie du reporting. Si l’exposition est renforcée, les mouvements peuvent être amplifiés.

Les petites valeurs apportent en parallèle un risque de liquidité. La possibilité de valoriser le fonds ne garantit pas que toutes les sociétés puissent être vendues rapidement au dernier cours. La taille des positions, les volumes négociés et les flux de porteurs jouent un rôle dans cette contrainte.

Les performances de CPR Ambition France P et leur référence de comparaison

La part P a gagné 52,99 % en 2025, après -10,49 % en 2024 et -12,47 % en 2022. Ce fort rebond ne décrit pas le rendement d’un investisseur entré plusieurs années auparavant. Au 31 juillet 2026, CPR publie 5,80 % par an sur cinq ans et 10,38 % par an sur trois ans. Les données supérieures à un an sont déjà annualisées dans ce reporting : leur appliquer une nouvelle racine réduirait artificiellement le rendement affiché.

Le fonds n’a pas d’indice de gestion. Le DIC indique toutefois que le CAC Small dividendes réinvestis peut être utilisé comme repère de comparaison a posteriori. Une comparaison utile doit garder des dates communes et tenir compte des différences d’exposition.

Le rebond de 2025 doit être composé avec les années de baisse

Le gain de 52,99 % en 2025 attire l’attention. Son sens dépend du capital sur lequel il s’applique, après les baisses des années précédentes. Les rendements annuels se multiplient et ne s’additionnent pas simplement. Une année très forte peut correspondre à un rattrapage partiel ou complet selon la trajectoire antérieure.

Les taux de 10,38 % sur trois ans et de 5,80 % sur cinq ans sont déjà annualisés dans le reporting de juillet. Ils permettent de comparer les durées, sans raconter toutes les fluctuations. Une seconde annualisation serait une erreur. Les résultats doivent également rester associés à la part P et à cette date, plutôt qu’à une autre classe ou à un cours d’octobre.

Un fonds sans indice de gestion peut être évalué

L’absence de référence de gestion laisse une latitude de construction. Elle ne signifie pas que le porteur doit renoncer à mesurer la valeur ajoutée. Le DIC mentionne le CAC Small dividendes réinvestis comme repère possible a posteriori. La comparaison doit être présentée comme telle, avec des périodes communes et une lecture des différences de secteurs et de capitalisations.

Le résultat peut provenir du choix des titres, des poids et du niveau d’exposition. L’analyse doit donc chercher ce qui explique les écarts, au-delà d’un classement annuel. Un retard à un repère ne révèle pas immédiatement sa cause. Une hausse supérieure ne prouve pas que le risque pris était comparable.

Les frais de CPR Ambition France P et la documentation de la part

Le reporting de juillet 2026 indique 1,73 % de frais de gestion et autres coûts administratifs ou d’exploitation, sans commission de surperformance. Le DIC du 27 mars 2026 donnait une estimation de 1,72 % et 0,28 % de coûts de transaction. Ces légers écarts peuvent refléter des dates ou des bases de calcul différentes. La fiche retient le taux récurrent du reporting plus récent, en conservant la date de chaque document. Les droits d’entrée maximum annoncés sont de 3 %.

Les documents de la part P restent le point de référence

Le léger écart entre les estimations de frais du DIC de mars et du reporting de juillet doit conserver ses dates. Ces chiffres relèvent de documents et de bases de mesure qui peuvent évoluer. Ils ne doivent pas être additionnés comme des coûts distincts. La part étudiée ne prévoit pas de commission de surperformance dans la documentation retenue.

Pour ton PEA, l’ISIN FR0013532710 permet d’identifier les conditions et le référencement. La page de CPR AM explique l’organisation dans le groupe Amundi et l’évolution récente de la société. Ambition France doit rester évalué sur sa sélection, son exposition et son rendement propre, avec des données explicitement datées.

Notre avis sur CPR Ambition France P

Le fonds propose une exposition française spécialisée avec un portefeuille structuré autour de thèmes lisibles. Pour apprécier son intérêt, il faut confronter les résultats nets de frais aux risques sectoriels et à la liquidité des petites valeurs. Le DIC autorise une exposition actions jusqu’à 110 % de l’actif, ce qui peut amplifier les mouvements. Le SRI de 4 sur 7 et l’horizon recommandé de cinq ans ne garantissent pas la récupération du capital. Les données chiffrées de cette fiche sont datées de juillet 2026, et ne doivent pas être présentées comme des cours d’octobre.

Sources : reporting officiel au 31 juillet 2026 et DIC de la part P du 27 mars 2026. Vérification le 8 octobre 2026.