Le Slip Français, marque iconique de sous-vêtements fabriqués en France fondée par Guillaume Gibault, fait son entrée sur Euronext Growth Paris le 14 juillet 2026 au prix de 14,80 € par action (ticker : ALLSF), pour une valorisation pré-money de 14,03 millions d’euros.

En cette période de Tour de France, je suis étonné de voir une publicité tourner en boucle sur Eurosport entre deux blagues de Steve Chainel et Jacky Durand… celle de l’introduction en bourse du Slip Français ! Elle est portée par un slogan questionnable : « Mettez votre slip en action(s) ». L’action Le Slip Français sera éligible au PEA et au PEA-PME.

Avec un chiffre d’affaires 2025 de 21,1 millions d’euros, un retour à la rentabilité après des années de crise et une notoriété de 60% auprès des Français, l’opération invite les particuliers à devenir actionnaires d’un projet industriel devenu, après de longues années, rentable. Avec une première cotation programmée le jour de la Fête nationale, on ne peut que nier l’effort marketing. Toutes les informations sont disponibles sur le site dédié leslipenactions.fr.

Guillaume Gibault, le pari fou du slip made in France

Derrière l’IPO Le Slip Français se trouve l’une des plus belles histoires entrepreneuriales françaises des quinze dernières années. Guillaume Gibault, né le 17 juin 1985 à Paris, est issu d’une famille d’entrepreneurs qui possédait notamment le cinéma parisien La Pagode.

Diplômé d’HEC Paris en 2009, il débute sa carrière dans le Graduate Program de General Electric, puis devient chef des ventes chez Bio c’Bon, où il côtoie le serial-entrepreneur Thierry Chouraqui qui lui donne, de son propre aveu, l’envie de créer sa boîte.

D’après le storytelling de l’entreprise, tout part d’un pari entre amis, attablés dans un café parisien. Gibault soutient qu’il peut vendre n’importe quoi, même des slips. Ses amis n’y croient pas. Le pari est lancé !

En 2011, il fait produire 600 slips par une usine de Dordogne trouvée sur Internet, avec un budget de lancement de 10 000 euros, les ramène à Paris dans le coffre d’une voiture de location, et les vend en ligne sur un site qu’il a lui-même monté. Premier coup de génie marketing : donner à ses modèles des noms de sous-marins français, Le Redoutable, Le Terrible, Le Conquérant. Les 600 slips partent comme des petits pains. En moins de trois mois, il enregistre 40 000 euros de chiffre d’affaires.

En 2012, il détourne le slogan de la campagne présidentielle de François Hollande avec sa campagne « Le changement de slip, c’est maintenant », qui fait un carton. La marque construit son identité sur un ton décalé, patriotique et viral, essentiellement porté par les réseaux sociaux.

Le chiffre d’affaires grimpe de 300 000 euros en 2012 à un pic de 24,4 millions d’euros en 2020. En reconnaissance de son engagement pour la réindustrialisation, Gibault est nommé Chevalier de l’Ordre National du Mérite en janvier 2021. Le Slip Français devient entreprise à mission la même année, avec une raison d’être inscrite dans ses statuts : «Réinventer avec panache l’industrie textile française».

À ses côtés, Léa Marie, ancienne responsable de l’Institut français du textile et de l’habillement puis responsable industrielle de la marque, devient directrice générale fin 2023. C’est elle qui pilote l’exécution industrielle du redressement. Le binôme dirigeant Gibault-Marie constitue le cœur du récit présenté aux investisseurs.

« Ça passe ou ça casse » : l’histoire d’un redressement

C’est la présentation investisseurs elle-même qui l’affiche sans détour : « Ça passe ou ça casse ». Car l’IPO Le Slip Français n’est pas l’histoire d’une croissance linéaire, mais celle d’une recovery. Après le pic de 24,4 M€ en 2020, le chiffre d’affaires décroche : 22,0 M€ en 2021, 20,9 M€ en 2022, puis 18,8 M€ en 2023. Le modèle historique «mode-cadeau», centré sur des slips vendus 40 euros comme objets d’image, atteint ses limites, aggravé par la crise post-Covid.

Le tournant intervient en 2024 avec ce que l’entreprise appelle sa «(R)évolution». La décision est radicale : diviser par deux le prix moyen, de 40 euros à 20 euros, rationaliser la gamme de 30%, et miser sur le volume plutôt que sur la marge unitaire. Le pari fonctionne. Les volumes triplent, le prix de revient chute de 45% grâce à l’internalisation industrielle, et le chiffre d’affaires repart : 20,3 M€ en 2024, puis 21,1 M€ en 2025. Surtout, l’entreprise renoue avec la profitabilité.

Ce contexte est essentiel pour tout investisseur PEA. Un contre-exemple est éclairant : Le Coq Sportif, autre marque textile « made in France » ayant relocalisé sa production dans l’Aube, a été placé en redressement judiciaire en novembre 2024 avec 28,2 M€ de pertes sur 2023, avant d’être repris en 2025. En 2024, l’enseigne à l’emblème national était pourtant mise en avant partout… Produire en France coûte plus cher, et l’histoire du textile hexagonal coté est jonchée d’échecs. Le Slip Français présente donc son IPO comme la preuve inverse : celle d’un made in France enfin rentable.

Les chiffres clés de l’action Le Slip Français sur Euronext Growth

L’introduction en bourse du Slip Français combine deux volets. D’un côté, une augmentation de capital d’environ 5 M€ (337 838 actions nouvelles maximum), seule part dont le produit revient réellement à l’entreprise pour financer son développement. De l’autre, une cession d’environ 7 M€ d’actions existantes (732 830 actions maximum) par les actionnaires historiques, dont le produit va aux vendeurs. La taille initiale de l’opération est donc d’environ 12 M€, pouvant atteindre 15,85 M€ en cas d’exercice intégral de la clause d’extension et de l’option de surallocation.

ParamètreDétail
TickerALLSF (Euronext Growth Paris)
ISINFR0014018Y10
Prix de l’offre14,80 € par action
Valorisation pré-money14,03 M€
Capitalisation à l’introduction~19 M€
Augmentation de capital~5 M€ (revenant à l’entreprise)
Cession d’actions existantes~7 M€ (revenant aux actionnaires cédants)
Taille initiale de l’offre~12 M€ (jusqu’à 15,85 M€)
Listing SponsorEuroLand Corporate
Chef de file et teneur de livreMarex
ÉligibilitéPEA, PEA-PME
Prospectus AMFn° 26-212, approuvé le 24 juin 2026

Le calendrier : approbation du prospectus par l’AMF le 24 juin, ouverture de l’Offre à Prix Ferme le 25 juin, webinaire investisseurs avec Guillaume Gibault et Léa Marie le 30 juin (18h), clôture de l’OPF le 8 juillet (17h au guichet, 20h en ligne), clôture du Placement Global le 9 juillet (12h), et première cotation le 14 juillet 2026. La date limite d’exercice de l’option de surallocation est fixée au 7 août 2026.

Côté engagements de souscription, l’entreprise a sécurisé environ 6,9 M€ auprès d’investisseurs tiers, dont 4,8 M€ d’Eiffel Investment Group, 1,5 M€ de Vatel Capital, plus des tickets plus modestes (Femilux, Mutuale, Numerobis via l’administrateur indépendant Matthieu Calès, Chantelle, Les Ateliers FIM, Monte Rosa). Ces engagements couvrent l’intégralité de l’augmentation de capital initiale.

L’entreprise mène une politique agressive de communication : dispositifs sponsorisés sur des sites de finance, achat de visuels et d’espaces publicitaires (une campagne tourne sur Eurosport en cette période de Tour de France). Si l’on était taquins, on notera que le site de l’IPO affiche encore le logo de Lovable en guise de favicon et que le tiret cadratin, tant utilisé par les LLM (Large Language Model) figure en titre SEO. Etonnant pour une entreprise au marketing aussi abouti.

Un point de vigilance majeur : la sortie des fonds historiques du Slip Français

C’est le point qui mérite le plus d’attention avant de souscrire à l’action Le Slip Français. Avant l’opération, le capital est détenu à 40,99% par Experienced Capital Partners (ECP), à 32,10% par 360 Capital Partners, à 17,11% par GG Corp (la holding de Guillaume Gibault) et à 9,21% par Léa Marie. ECP est entré au capital en 2016 (36,5% à l’origine), 360 Capital en 2015.

L’un des objectifs explicitement affichés de l’IPO est de permettre à ces deux fonds de céder leur participation. En cas d’exercice intégral de la clause d’extension et de l’option de surallocation, ECP et 360 Capital cèderaient 100% de leurs titres. Autrement dit, la majeure partie des 7 M€ de cession bénéficie aux fonds sortants, pas à l’entreprise !

En revanche, un contrepoint s’avère rassurant : les deux fondateurs, Guillaume Gibault et Léa Marie, conservent leurs actions et ont pris un engagement de conservation (lock-up) de 365 jours. L’alignement des dirigeants reste donc intact, là où les investisseurs financiers sortent.

La structure actionnariale post-opération (hors extension) verrait Gibault autour de 13%, Léa Marie 7%, les fonds à environ 44% de flottant potentiel selon les scénarios d’exercice des clauses.

On peut ajouter un point de vigilance supplémentaire : je n’ai jamais vu une entreprise ne pas se positionner en haut à droite d’un tel graph. Ici, Le Slip Français revendique clairement le fait d’être stuck-in-the-middle, n’ayant aucun leadership prix, ni qualité. Curieux :

Analyse financière de l’IPO du Slip Français : un redressement crédible mais une valorisation exigeante

Le compte de résultat 2025 illustre la bascule structurelle du modèle. En données pro forma 12 mois (Le Slip Français + usine Bonne Nouvelle), le chiffre d’affaires atteint 21,1 M€, avec une marge brute de 59% (contre 56% en 2024), portée par l’optimisation du mix produit et la maîtrise des achats.

Compte de résultat (pro forma 12 mois, en K€)

Indicateur2025 PF2024 (LSF)
Chiffre d’affaires21 12720 275
Marge brute12 464 (59%)11 327 (56%)
Marge d’exploitation8 9916 760
EBITDA2 123 (10%)749 (4%)
Résultat d’exploitation1 560-246
Résultat net724-1 502

L’EBITDA est multiplié par près de 3 en un an, passant de 0,7 M€ à 2,1 M€, avec une marge d’EBITDA qui grimpe de 4% à 10%. Le résultat net redevient positif à 0,7 M€, après une perte de 1,5 M€ en 2024. La disparition progressive des coûts exceptionnels liés à la transformation (fermeture du réseau de boutiques notamment) explique en grande partie ce retour dans le vert.

Le bilan témoigne d’un désendettement spectaculaire. La dette financière nette est réduite de 7,2 M€ en 2023 à 3,5 M€ en 2025, soit -3,7 M€ en deux ans. Le ratio dette nette / EBITDA passe de 7x en 2024 à 1,6x en 2025. Le BFR a été divisé par deux en trois ans (de 88 à 44 jours), grâce à une meilleure rotation des stocks, des encaissements rapides et des approvisionnements courts. La trésorerie s’établit à 4,5 M€ au 31/12/2025. Les capex ont été maîtrisés, de 4,3 M€ en 2022 à 2,4 M€ en 2025.

Mais la valorisation intègre déjà une bonne part de la croissance future. Sur la base du prix de 14,80 €, la capitalisation à l’introduction avoisine 19 M€, pour une valeur d’entreprise autour de 22,5 M€. Cela représente environ 1x le chiffre d’affaires 2025, mais surtout environ 10x l’EBITDA 2025 et près de 27x le résultat net. Ce ne sont pas des multiples de solde : le marché est invité à payer pour la trajectoire, pas pour l’acquis. L’objectif affiché est de doubler le chiffre d’affaires d’ici 2030 et de porter le résultat d’exploitation au-delà de 10% à moyen terme (3 à 5 ans), contre 6,5% aujourd’hui. Un PER de 27 est très généreux quand on sait qu’Amazon se traite à 25, Microsoft à 20 ou encore Dassault Aviation à 16. A cet égard, on peut lire :

Le modèle du Slip Français : marque iconique + outil industriel intégré

La force du Slip Français tient à la combinaison de deux «jambes». D’un côté, une marque à très forte notoriété (60% des Français, 5e marque en notoriété top of mind du secteur), avec plus de 850 000 clients et un taux de récurrence d’achat de 42%. Le coût d’acquisition client (CAC) est remarquablement bas à 15 €, contre 80 à 110 € pour la moyenne du e-commerce mode, pour un panier moyen de 63 € HT, soit un ratio marge/CAC de 3,3x. La distribution est désormais massivement digitale : le site représente 72% du chiffre d’affaires 2025 (+17% sur l’année), le retail ne pesant plus que 9% après la cession des boutiques.

De l’autre, un outil industriel intégré unique en France, articulé autour de trois sites de production détenus en propre ou en JV : Bonne Nouvelle (Aubervilliers, sous-vêtements, 1 million de pièces/an, usine semi-automatisée détenue à 100%, principal actif industriel du groupe), La Belle Paire (Haute-Vienne, chaussettes, JV à 50,1% avec Broussaud, 400 000 paires/an) et Fier(T) (Aubervilliers, multi-produits). Ce réseau est complété par une trentaine de partenaires made in France. L’internalisation via Bonne Nouvelle est présentée comme le moteur de la baisse des coûts (-45% de prix de revient), de l’amélioration des marges et de la génération de cash.

Que va financer l’augmentation de capital du Slip Français ?

Sur les 12 M€ de l’opération, seuls les 5 M€ d’augmentation de capital reviennent à l’entreprise. Ils sont fléchés sur trois axes : l’extension industrielle (renforcement de Bonne Nouvelle, Fier(T) et nouvelles capacités), l’accélération marketing (campagnes à fort potentiel viral, investissements TV et omnicanaux, programme de fidélité, renforcement CRM), et le déploiement du «Made in France as a Service», l’offre B2B de production pour d’autres marques françaises.

Cette dernière ambition est le vrai pari de long terme. Le Slip Français vise un marché B2B adressable supérieur à 1 Md€ en France, en proposant à d’autres marques textiles françaises un accompagnement complet sur la chaîne de production. L’entreprise prévoit une diversification produit progressive : sous-vêtements et chaussettes (2025-2026), t-shirts et sweats (2026-2027), jeans (2027), sacs et casquettes (2028), linge de lit (2029).

Comparables cotés : un segment textile français fragile

Le contexte sectoriel invite à la prudence. Les marques textiles «made in France» cotées ou passées en bourse ont un historique difficile. Le Coq Sportif (via son actionnaire suisse Airesis) a fini en redressement judiciaire fin 2024… et la holding cotée à Zurich s’est vue prononcer sa faillite par la justice vaudoise mi-juin 2026.

Kindy, spécialiste français de la chaussette coté sur Euronext Paris jusqu’en 2017, illustre les marges structurellement faibles du secteur. Idem pour le nordiste Damartex, vendant du textile aux seniors, qui ne capitalise que 28 millions d’euros en dépit d’un chiffre d’affaires de 500 millions d’euros. Une capitalisation proche du CA du groupe JAJ (marque Schott) qui, avec ses 200 000 euros de résultat net, ne vaut que 4 millions en Bourse

Du côté des grandes IPO beauté et luxe de 2024 (Galderma, Puig) jouaient dans une catégorie de milliards d’euros sans rapport avec les 12 M€ du Slip Français.

Le Slip Français relève d’une tout autre échelle : c’est une micro-capitalisation d’environ 19 M€, à comparer aux small caps d’Euronext Growth, pas aux mastodontes du textile. Sa singularité tient à la puissance de sa marque, un actif immatériel qu’aucune autre PME cotée du secteur ne possède à ce niveau, et à un modèle enfin rentable, ce qui le distingue nettement d’un Coq Sportif ou d’un Kindy en difficulté.

Ce qu’il faut retenir avant de souscrire à l’action Le Slip Français

Les atouts : une marque iconique connue de 60% des Français, un redressement crédible et documenté (EBITDA x3, retour au bénéfice, désendettement de moitié), un outil industriel intégré unique en France, un CAC très bas et un modèle digital scalable, l’alignement des fondateurs qui conservent leurs titres avec un lock-up de 365 jours, des engagements de souscription solides (Eiffel, Vatel), l’éligibilité PEA et PEA-PME, et un actionnariat populaire aligné sur des ambassadeurs de la marque.

Les points de vigilance : la structure de l’offre fait la part belle à la cession (7 M€) au bénéfice des fonds historiques ECP et 360 Capital qui sortent quasi totalement, contre seulement 5 M€ d’argent frais pour l’entreprise ; la valorisation à environ 10x l’EBITDA et 27x le résultat net intègre déjà beaucoup de croissance future ; la liquidité sur Euronext Growth est structurellement réduite (volumes faibles, écarts de prix importants, surtout dans les premiers jours) ; le secteur du textile made in France coté a un lourd passif d’échecs (Le Coq Sportif en redressement en 2024) ; la rentabilité, récente, doit encore prouver sa durabilité ; et la dépendance au canal digital (72% du CA) crée une exposition aux coûts d’acquisition et aux risques cyber ; la notoriété élevée est contrebalancée par une part de marché encore infinitésimale.

La souscription est ouverte jusqu’au 8 juillet 2026 (20h en ligne), avec une part réservée au grand public d’au moins 10% des actions offertes. Le webinaire du 30 juin permet d’échanger directement avec les dirigeants. Le prospectus AMF n° 26-212 est disponible sur leslipenactions.fr et amf-france.org.

L’avis du rédacteur

A titre personnel, je ne souscrirai pas à cette introduction en Bourse. Le marché primaire (correspondant à une IPO) a vocation à financer la croissance de l’entreprise et non pas à assurer la sortie totale des fonds historiques. C’est la raison pour laquelle le battage médiatique a été aussi important pour une opération portant sur une entreprise aussi petite. Lever 12 millions quand on en vaut 19 post-money est un véritable exploit…

Si les financeurs historiques ne croient pas du tout dans l’avenir d’une structure qu’ils connaissent pourtant parfaitement et se délestent de l’intégralité de leurs titres, pourquoi l’investisseur particulier en serait-il davantage convaincu ?

Sur un schéma plus classique d’introduction en Bourse, la sortie des fonds en secondaire aurait abouti à une érosion progressive du cours de Bourse… Reste à voir quel sera le comportement du marché dans les mois à venir. On surveillera toute opportunité de mettre un short sur la valeur du Slip.

Cet article ne constitue pas un conseil en investissement. PEA.fr n’est pas un conseil financier. Toute décision d’investissement doit être fondée sur la lecture complète du prospectus approuvé par l’AMF.

Mehdi Cornilliet
Écrit par

Mehdi Cornilliet

Co-fondateur de PEA.fr. Entrepreneur dans les médias (Major-Prépa créé en 2014, cédé en 2023), l'éducation (Empower College créé en 2025) et diplômé du Programme Grande Ecole de HEC Paris 2019 et du Master X-HEC Entrepreneurs.

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